Maintenir les équilibres naturels et favoriser la biodiversité, voilà les objectifs d’entretien que nous nous sommes fixés dans le jardin des 6 sens.

 

Les désherbants, produits phytosanitaires et engrais chimiques sont bannis ; en revanche nous privilégions le « compagnonnage » des végétaux, notamment au potager, en associant aux légumes des plantes mellifères comme la bourrache, des plantes qui vont attirer sur elles les pucerons comme la capucine et celles qui vont repousser les parasites comme l’œillet d’Inde ou le souci.

 

Pour venir à bout des limaces, nous comptons sur les oiseaux, les crapauds ou les hérissons mais les piégeons aussi avec des petits pots de bière. Pour réduire le nombre de pucerons, les larves de coccinelles sont redoutables ! Mais on peut aussi pulvériser du savon noir.

 

Nous faisons notre compost en récupérant les tontes d'herbe riches en azote, les déchets issus de la taille des végétaux ou de la cuisine (coquilles d’œufs, marc de café, épluchures…) et du fumier décomposé car les chevaux sont dans le champ voisin. Il permet de nourrir et rééquilibrer naturellement la terre en libérant de manière lente et facile à assimiler les éléments nécessaires aux plantes.

 

Afin de favoriser la venue d’insectes auxiliaires et pollinisateurs comme les chrysopes, les coccinelles, les bourdons et les abeilles solitaires, nous avons aménagé des refuges : tas de bois, pots de terre remplis de paille, maison à insectes aménagée avec des tiges de bambous. Nous veillons aussi sur les abeilles qui ont installé leur ruche depuis des années dans une fente d’un mur et viennent aussi d'investir une cavité d'un frêne.

 

Pour accueillir les oiseaux, nous avons aménagé des haies de charme, qui a l’avantage d’être marcescent, planté des arbustes à baies attractives ou des grimpantes, qui vont non seulement leur offrir le couvert mais aussi protéger leurs nids.

Ainsi on peut observer de nombreuses variétés : troglodyte, pigeon-ramier, geai, merle, rouge-gorge, hirondelle, canard, verdier, mésange charbonnières, bergeronnette, martin-pêcheur…

 

Les enfants comme les plus grands sont toujours passionnés par l’observation de tout ce petit monde !

 

 

 

 

Fraisiers et différentes variétés de Basilic sont protégés par un paillage dans les carrés arromatiques - Photo MMG
Fraisiers et différentes variétés de Basilic sont protégés par un paillage dans les carrés arromatiques - Photo MMG

 

L’eau est précieuse, il faut donc l’utiliser avec parcimonie en tirant partie de l’environnement naturel.

 

L’irrigation est réduite au maximum. Nous bénéficions également de l’emplacement du site, proche d’une rivière et de canaux qui favorisent par capillarité la circulation de l’eau.

Parmi nos projets, nous souhaitons dégager le canal de fuite et d’amenée du moulin, pour que l’eau s’écoule à nouveau, encore plus proche du jardin. La présence de l’eau favorise la présence d’espèces comme les grenouilles, crapauds, vers de terre qui vont œuvrer dans le jardin.

 

Une fois les blés coupés dans les champs voisins, nous récupérons de la paille qui va s’ajouter aux copeaux de bois que nous donne un tourneur sur bois, ce qui permet de pailler le potager, les carrés arromatiques, la roseraie et les massifs de vivaces. Non seulement le paillage permet de lutter contre les plantes indésirables mais il protège du froid et réduit l’évaporation de l’eau. Il contribue également d’une année sur l’autre à enrichir la terre et à la rendre plus souple.